CHABBAT TOLDOT

nehoraye

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Toldot

(Genèse, 25.19 – 28.9
L’instinct maternelBerechit, chapitre 25, versets 19 à 26 :

יט וְאֵלֶּה תּוֹלְדֹת יִצְחָק, בֶּן-אַבְרָהָם: אַבְרָהָם, הוֹלִיד אֶת-יִצְחָק.כ וַיְהִי יִצְחָק, בֶּן-אַרְבָּעִים שָׁנָה, בְּקַחְתּוֹ אֶת-רִבְקָה בַּת-בְּתוּאֵל הָאֲרַמִּי, מִפַּדַּן אֲרָם–אֲחוֹת לָבָן הָאֲרַמִּי, לוֹ לְאִשָּׁה.

כא וַיֶּעְתַּר יִצְחָק לַיהוָה לְנֹכַח אִשְׁתּוֹ, כִּי עֲקָרָה הִוא; וַיֵּעָתֶר לוֹ יְהוָה, וַתַּהַר רִבְקָה אִשְׁתּוֹ.

כב וַיִּתְרֹצְצוּ הַבָּנִים, בְּקִרְבָּהּ, וַתֹּאמֶר אִם-כֵּן, לָמָּה זֶּה אָנֹכִי; וַתֵּלֶךְ, לִדְרֹשׁ אֶת-יְהוָה.

כג וַיֹּאמֶר יְהוָה לָהּ, שְׁנֵי גֹיִים בְּבִטְנֵךְ, וּשְׁנֵי לְאֻמִּים, מִמֵּעַיִךְ יִפָּרֵדוּ; וּלְאֹם מִלְאֹם יֶאֱמָץ, וְרַב יַעֲבֹד צָעִיר.

כד וַיִּמְלְאוּ יָמֶיהָ, לָלֶדֶת; וְהִנֵּה תוֹמִם, בְּבִטְנָהּ.

כה וַיֵּצֵא הָרִאשׁוֹן אַדְמוֹנִי, כֻּלּוֹ כְּאַדֶּרֶת שֵׂעָר; וַיִּקְרְאוּ שְׁמוֹ, עֵשָׂו.כו וְאַחֲרֵי-כֵן יָצָא אָחִיו, וְיָדוֹ אֹחֶזֶת בַּעֲקֵב עֵשָׂו, וַיִּקְרָא שְׁמוֹ, יַעֲקֹב; וְיִצְחָק בֶּן-שִׁשִּׁים שָׁנָה, בְּלֶדֶת אֹתָם.

19 Ceci est l’histoire d’Isaac, fils d’Abraham: Abraham engendra Isaac.

20 Isaac avait quarante ans lorsqu’il prit pour épouse Rébecca, fille de Bathuel, l’Araméen, du territoire d’Aram, sœur de Laban, l’Araméen.

21 Isaac implora l’Éternel au sujet de sa femme parce qu’elle était stérile; l’Éternel accueillit sa prière et Rébecca, sa femme, devint enceinte.

22 Comme les enfants s’entre poussaient dans son sein, elle dit « Si cela est ainsi, à quoi suis-je destinée! » Et elle alla consulter le Seigneur.

23 Le Seigneur lui dit: « Deux nations sont dans ton sein et deux peuples sortiront de tes entrailles; un peuple sera plus puissant que l’autre et l’aîné obéira au plus jeune. »

24 L’époque de sa délivrance arrivée, il se trouva qu’elle portait des jumeaux.

25 Le premier qui sortit était roux et tout son corps pareil à une pelisse; on lui donna le nom d’Ésaü.

26 Ensuite naquit son frère tenant de la main le talon d’Ésaü et on le nomma Jacob. Isaac avait soixante ans lors de leur naissance. 

Le mot du rabbin Malka…
Le texte de la paracha de Toldot nous dit qu’après 20 ans de mariage, Itshak et son épouse Rivka n’ont toujours pas d’enfant.

Itshak prie Hachem en présence de son épouse. Rivka, voyant son mari implorer D.ieu pour avoir des enfants, en fait de même.

Ils prient donc tous les deux, Itshak en face de Rivka.

Itshak prie au nom d’Avraham et Rivka en son nom, car elle n’avait pas de zekhout avot, mérite des ancêtres.

D.ieu exauce leur prière.
D.ieu exauce donc la demande d’un couple. Itshak a besoin de la prière de son épouse et elle, de celle de son mari.Alors qu’elle est enceinte, elle constate un fait extraordinaire. En passant devant les « portes de la Torah », elle sent qu’un enfant bouge en elle,  comme s’il voulait sortir. En passant devant avoda zara, l’idôlatrie elle ressent la même chose.Elle va donc consulter un spécialiste, à l’école de Chem et Ever. Cette école était en effet très spécialisée.
Là, on lui révèle que, non seulement elle est enceinte de jumeaux, mais on lui révèle aussi le caractère de chaque enfant.Et elle apprend que deux nations se trouvent dans son ventre. Elle porte en elle deux grands personnages, qu’elle aura du mal à éduquer et auxquels elle devra faire attention, dès leur naissance. 
Rivka se prépare donc pour régler cette différence de caractère de ses deux enfants.Elle prend les prédictions très au sérieux et, dès la naissance de ses deux fils, elle ne les quitte pas des yeux.

Itshak, qui n’a pas assisté à la prédiction,  fait confiance à sa logique.Rivka s’attache à Ya’cov, car elle sait que de lui viendra la bénédiction. 

Itshak s’investit davantage dans l’éducation d’Esaü.Il est probable que, lorsque les fils sont encore jeunes, Rikva ait tenté de convaincre son mari de s’occuper mieux de Ya’cov. Mais, devant la détermination d’Itshak, elle abandonne. Au moment de la distribution des bénédictions, voyant que Itshak privilégie Esaü, elle intervient pour persuader son fils Ya’cov de prendre la bénédiction de son frère. Et elle réussit.Esaü revient de la chasse avec le repas demandé par son père, il s’aperçoit que Ya’cov lui a subtilisé la bérakha, il pousse alors un cri de détresse. Itshak en a peur, car il ne supporte pas la puissance de ce cri. Il a peur, aussi,  car il se rend compte qu’il a fait fausse route depuis le début. La bénédiction revient de facto à Ya’cov.
Il dit alors à Esaü :  » ton frère est venu et a pris la bénédiction par subterfuge, qu’il soit béni « .Il confirme donc sa bénédiction à Ya’cov (Béréchit, 27:33). Qu’est-ce que cela signifie ?Dans un couple, la maman possède l’instinct maternel. Le papa doit donc faire confiance à son épouse. 

Imaginons, à D.ieu ne plaise, que la bénédiction soit allée sur Esaü, que serait devenu Ya’cov-Israël ?

Quel aurait été notre destin ? Mieux vaut ne pas y penser…

Merci Rivka, merci Itshak, merci Ya’cov, et soyons sportifs, merci Esaü !

Chabbat Chalom !