ויקרא
(Lévitique, 1.1 – 5.26)
Le mot du rabbin Malka…
Le but du sacrifice
Vayikra, chapitre 5, verset 25 :
כה וְאֶת-אֲשָׁמוֹ יָבִיא, לַיהוָה, אַיִל תָּמִים מִן-הַצֹּאן בְּעֶרְכְּךָ לְאָשָׁם, אֶל-הַכֹּהֵן.
25 Puis, il offrira pour son délit, à l’Éternel, un bélier sans défaut, choisi dans le bétail,
selon le taux de l’offrande délictive, et qu’il remettra au pontife.
La sidra de vayikra commence le 3ème livre du Pentateuque.
Le livre du Lévitique « tombe » toujours pendant la fête de Pessa’h /Pâque juive.
Il nous enseigne les lois de la pureté /tahara, ou comment s’élever dans la sainteté /kedoucha.
Il est vrai que, dans ce livre, la Thora parle beaucoup de sacrifices /korbanot.
Le mois de Nissan, le Tabernacle a été inauguré. Moshé a attendu en dehors du Tabernacle jusqu’à ce que D.ieu l’a appelé et lui a demandé d’entrer dans le Tabernacle. Là-bas, D.ieu lui a enseigné pendant un mois tout le livre de Vayikra. Les lois des sacrifices et différentes lois jusqu’au début du mois de Iyar.
Sur trois piliers, le monde subsiste.
Un d’eux : la soumission (avoda) à D.ieu. : les sacrifices. Sans vouloir rentrer dans la polémique ou la discussion, D.ieu a-t-Il besoin de sacrifices ?La réponse se trouve dans le Zohar, qui explique que les sacrifices font un tikoun, une réparation des mondes supérieur et inférieur. Le sacrifice est le lien entre le monde supérieur et le monde inférieur. Entre le monde et son Créateur, entre l’homme et son Créateur.
Il y a plusieurs sorte de sacrifices.
Ceux qui viennent de la volonté et du bon cœur de l’homme, qui sont appelés korban nedava, et des sacrifices obligatoires, soit personnels, soit publics. Ces derniers viennent pour kapara, pour faire pardonner des fautes qui ont été commises par inadvertance. Le début de la sidra parle du sacrifice Ola. Qui vient du fond du cœur de l’homme. Il est appelé ainsi car intégralement brûlé pour D.ieu, et aucune personne n’en mange. C’est le degré supérieur, appelé kodeche akodachim (saint des saints).Après avoir préparé la bête au sacrifice, le prêtre allumait un feu et un feu céleste descendait et il brûlait toute la bête. Ce sacrifice, bien qu’il soit offert par générosité, peut aussi pardonner toutes les fautes commises de hir hour alev, les pensées du cœur. Ce sacrifice fait partie de plusieurs catégories de sacrifices, comme nous l’avons dit plus haut. Quiconque veut faire un sacrifice Ola à D.ieu et n’en a pas les moyens financiers peut apporter une volaille ou un petit pigeon. Là aussi, un feu descendait du ciel et consumait le sacrifice. Et une personne qui n’a pas les moyens d’offrir ces derniers sacrifices peut encore offrir une minhat solet, un sacrifice de farine.
Dans la sidra de Vayikra, à part les sacrifices de bon cœur, il y a les sacrifices obligatoires : Dans tous les cas, la personne se confesse devant le prêtre, devant le Cohen et ce dernier, avant de passer à l’acte du sacrifice, s’entretient avec la personne qui assiste à l’exécution du sacrifice. Elle ne quittera les lieux du Tabernacle que quand elle aura senti qu’elle était si sincère que D.ieu a exaucé ses vœux. Ce n’est pas la grandeur du sacrifice qui attire le pardon, mais la volonté de faite Téchouva (pénitence), pour ne plus recommencer.
Quelle est la pédagogie du sacrifice ? Nous l’avons dit plus haut, le Cohen, avant de procéder à l’abattage rituel de l’animal, fait passer un stage de sensibilisation de la faute, pour que la personne ne faute plus. Aujourd’hui, lorsqu’une personne commet une infraction au code de la route, elle est verbalisée, mais l’administration n’explique pas la gravité de la faute. Parfois, la personne est envoyée à un stage pour récupérer des points du permis de conduire, mais là aussi, il y a un manque de pédagogie. Personne n’explique au fauteur quelle est la gravité de l’infraction au code de la route. La personne ayant terminé son stage de récupération de points peut facilement récidiver.
D.ieu n’a pas besoin de sacrifices. Il cherche la téchouva des humains afin que le monde se porte mieux.
Chabbat Chalom !
Chabbat Chalom !






