Chabbat BEHA’ALOTEKHA
(Nombres, 8.1 – 12.16)
La deuxième Pâque
La Loi et la jurisprudence
Le mot du rabbin Malka…
Bamidbar, chapitre 9, verset 6 :
ו וַיְהִי אֲנָשִׁים, אֲשֶׁר הָיוּ טְמֵאִים לְנֶפֶשׁ אָדָם, וְלֹא-יָכְלוּ לַעֲשֹׂת-הַפֶּסַח, בַּיּוֹם הַהוּא;
וַיִּקְרְבוּ לִפְנֵי מֹשֶׁה, וְלִפְנֵי אַהֲרֹן–בַּיּוֹם הַהוּא.
6 Or, il y eut des hommes qui se trouvaient souillés par des cadavres humains, et qui ne purent faire la Pâque ce jour-là.
Ils se présentèrent devant Moïse et devant Aaron, ce même jour,
La première des raisons pour laquelle on ne peut célébrer Pessa’h, c’est les pompes funèbres.
Une personne décède et, dans la tradition juive, quand une personne décède, il faut l’enterrer le plus vite possible, dans l’heure qui suit, on va dire.
Pas comme en France ou en Occident, où cela peut durer une ou deux semaines. La loi juive demande, même aujourd’hui, quand une personne décède, de l’enterrer le plus tôt possible.
Dans la tradition juive, il n’y a pas de soins à faire. La personne décède et, une ou deux heures après, on va la couvrir d’un linceul. Tout le monde est enterré avec le même habit. C’est un habit blanc composé de 8 vêtements. Tous ont le même, le riche et le pauvre. Et après, on l’enterre le plus tôt possible.
Mais voila que Pessa’h va être fêté le soir même, et il faut que quelqu’un enterre une personne qui vient de décéder. Alors, les pompes funèbres de l’époque dépêchent des personnes qui vont toucher le mort, ce qui rend impur en quelque sorte, et on ne peut alors pas manger l’agneau de Pessa’h dans ces conditions.
Il faut donc rester une journée, et le soir, on reprend sa vie normale après s’être trempé dans le mikvé.
Donc, ces personnes-là étaient inaptes à célébrer Pessah et en étaient dispensées. Mais elles n’ont pas accepté cette situation et elles sont venues en délégation auprès de Moïse, en disant que ce n’est pas « fair-play ». C’est-à-dire que « Nous étions dans l’accomplissement de notre devoir, en mission, et maintenant, nous voulons célébrer Pessa’h, parce que c’est la sortie d’Égypte » et autres raisons. Mais on ne peut pas, car la Loi l’interdit.
Regardez une chose extraordinaire qui montre que Moïse était très humble : il leur dit qu’il va consulter D.ieu pour ça. Il aurait pu répondre non, mais comme ça sort de l’ordinaire, il est comme un bon soldat, il va poser la question à la hiérarchie. Et la réponse est encore mieux : D.ieu lui dit qu’ils ont raison. Il faut qu’ils fêtent Pessa’h.
Et donc, ils ne vont pas faire la même chose que tout le monde parce qu’ils étaient impurs. On va attendre un mois, le mois de Iyar, le deuxième mois, et ils vont faire le sacrifice de l’agneau et ils vont le manger avec les herbes amères et le pain azyme. Ils ne vont pas faire la même chose, ce n’est pas le même rituel.
Un mois avant c’était un Séder, c’était une soirée consacrée et là, maintenant, simplement le soir, ils vont se réunir, ils vont manger le pain azyme, les herbes amères pour rappeler l’amertume de l’Égypte, et ils vont manger l’agneau de Pessa’h.
Mais attention, il n’y aura là que ceux qui étaient dans l’impossibilité de célébrer Pessa’h.
Il n’est pas question qu’il y ait celui qui était occupé dans un business ou autre, ou qui n’a pas voulu rentrer qui et a dit: « je vais me rattraper ». Il n’y a pas de rattrapage pour ceux-ci, après l’heure, c’est plus l’heure.
Et s’il le fait quand même et qu’il veut s’associer, alors la punition sera grande car il aura fait une chose interdite.
S’il ne l’a pas fait, il ne l’a pas fait, tant pis pour lui, mais il n’y a que ceux qui étaient en mission commandée qui ont la séance de rattrapage.
Quand cette délégation est allée vers Moïse, ils étaient dispensés, mais ce n’est pas parce qu’on dispense quelqu’un de faire son devoir qu’il va être content. Eux ont vraiment accentué, ils ont demandé, même s’ils sont dispensés, de bien faire ce commandement de l’acte de la sortie d’Égypte, le sacrifice de l’agneau de Pessa’h.
A l’époque, quand une personne avait une question, elle pouvait demander à Moïse qui pouvait consulter D.ieu.
Aujourd’hui, chaque rabbin est en quelque sorte un petit Moïse et il est apte, en ouvrant les livres, à répondre aux questions des fidèles.
Chabbat Chalom !






